L’hormone anti-müllérienne (AMH) est l’un des tests les plus couramment utilisés pour évaluer la réserve ovarienne. Elle fournit une estimation du nombre d’ovocytes restants dans les ovaires et aide les spécialistes de la fertilité à prédire la réponse des ovaires au traitement.
Lorsque les taux d’AMH sont faibles, cela indique généralement qu’un nombre réduit de follicules est disponible pour répondre à la stimulation ovarienne. Par conséquent, au cours d’un cycle de FIV :
- Un nombre réduit de follicules peut se développer.
- Un nombre réduit d’ovocytes peut être recueilli.
- Un nombre réduit d’embryons peut être disponible pour le transfert ou la congélation.
Toutefois, il est important de comprendre que l’AMH mesure la quantité d’ovocytes, et non leur qualité.
Un taux d’AMH faible ne signifie pas que les ovocytes restants sont de mauvaise qualité. De nombreuses femmes présentant un taux d’AMH faible produisent encore des ovocytes sains capables de fécondation et de développement embryonnaire.
Dans certains cas, même un petit nombre d’ovocytes recueillis peut donner lieu à des embryons de haute qualité et à une grossesse réussie.
En ce qui concerne la qualité des ovocytes, l’âge demeure le facteur le plus important. Les femmes plus jeunes présentant un taux d’AMH faible ont souvent une probabilité plus élevée de produire des embryons chromosomiquement normaux (euploïdes) que les femmes plus âgées ayant le même taux d’AMH.
Pour cette raison, un résultat d’AMH faible ne doit pas être considéré comme un indicateur d’échec du traitement. Bien qu’il puisse indiquer une réponse ovarienne réduite et, dans certains cas, un risque accru d’annulation du cycle, il ne détermine pas l’issue finale du traitement.
Nos consultants en fertilité évaluent l’AMH conjointement avec d’autres facteurs importants, notamment l’âge, le compte des follicules antraux (CFA), les antécédents de traitement et la santé reproductive globale, afin d’élaborer une stratégie de traitement individualisée et de fournir le pronostic le plus précis.
Dr Antoine Abu Musa, directeur médical et vice-président des affaires médicales, NOW-fertility.
« L’une des idées reçues les plus courantes en matière de traitement de la fertilité est qu’un taux d’AMH faible signifie des ovocytes de mauvaise qualité. En réalité, l’AMH nous aide à estimer le nombre d’ovocytes disponibles, tandis que l’âge demeure le meilleur indicateur de la qualité des ovocytes. Nous observons fréquemment des grossesses réussies chez des femmes présentant un taux d’AMH faible, en particulier lorsqu’elles sont plus jeunes. Chaque patiente doit être évaluée individuellement, et l’AMH doit être interprétée dans le cadre d’une vision globale de la fertilité plutôt qu’isolément. »
Dr Luciano Nardo, fondateur et président, NOW-fertility.
« Un résultat d’AMH faible peut naturellement sembler accablant, mais il ne représente qu’un élément d’un tableau beaucoup plus vaste. Nous constatons régulièrement que des patientes présentant un taux d’AMH faible parviennent à des grossesses réussies, car ce qui compte le plus n’est pas seulement le nombre d’ovocytes, mais la qualité de ceux qui sont présents. Le parcours de chaque patiente est unique, et nous sommes là pour examiner l’ensemble du tableau avec vous, et non un simple chiffre. »



