La plupart des embryons qui se développent en blastocystes le font 5 jours après la fécondation. Traditionnellement, c’est le stade considéré comme le plus susceptible d’aboutir à une grossesse réussie. Cependant, certains embryons mettent un jour de plus pour atteindre le même stade, tout en pouvant rester adaptés au transfert.
Une nouvelle étude* visait à déterminer si les résultats étaient comparables entre les blastocystes de J5 et de J6.
Des chercheurs de l’Hôpital universitaire de Zurich ont analysé 631 transferts uniques de blastocystes congelés réalisés entre 2017 et 2023. 541 blastocystes ont été congelés au J5 et 90 au J6. Les blastocystes provenaient tous de patientes d’une tranche d’âge similaire et le PGT-a n’a pas été réalisé afin de comparer la qualité des embryons.
Au départ, les résultats semblaient meilleurs pour les embryons de J5, avec un taux de naissances vivantes de 30,3 % contre 20,0 % pour ceux de J6. Toutefois, après ajustement pour la qualité embryonnaire et d’autres facteurs susceptibles d’influencer le succès, les embryons de J6 n’étaient plus significativement associés à une probabilité plus faible de naissance vivante. Aucune différence significative n’a non plus été observée concernant les taux de grossesse clinique, de grossesse biochimique ou de fausse couche.
Ces résultats suggèrent que les blastocystes ne doivent pas nécessairement être considérés comme ayant un potentiel de réussite moindre simplement parce qu’ils ont mis un jour supplémentaire à se développer. D’autres facteurs peuvent être plus pertinents que le fait que l’embryon soit devenu un blastocyste au J5 ou au J6, et les blastocystes de J6 conservent le potentiel d’aboutir à des grossesses réussies et à des naissances vivantes en bonne santé.
Cela pourrait également signifier que, pour les patientes chez qui aucun blastocyste ne se développe avec succès au J5, il reste possible de disposer d’embryons viables à transférer en attendant un jour supplémentaire de développement.
Il convient toutefois de noter que cette étude était une étude rétrospective monocentrique, et que le nombre de blastocystes de J6 inclus était relativement faible. Des études plus vastes aideraient à confirmer ces résultats de manière concluante.
L’équipe de NOW-fertility est fermement convaincue que la prise de décision individualisée en matière de transfert embryonnaire implique d’évaluer chaque embryon selon sa qualité, son stade de développement et la situation clinique de chaque patiente. La morphologie embryonnaire et le potentiel de développement doivent toujours être pris en compte lors de la sélection de l’embryon le plus approprié pour le transfert. Si le PGT-a est utilisé après une biopsie embryonnaire au J5, un transfert d’embryon frais au J6 peut également tenir compte du statut génétique de l’embryon.
L’approche de NOW-fertility consiste à maximiser les chances d’un résultat favorable, avec une grossesse en bonne santé, dans les délais les plus courts possibles.
*Carullo G, et al. (2026). Naissances vivantes comparables après transfert unique de blastocyste vitrifié : comparaison du J5 au J6 : une analyse rétrospective. Reproductive BioMedicine Online, 53(4), 105796.




